Elena Hurstel, coach vocal pour entrepreneures
Photo© Irina

Elena Hurstel : «Je travaille à ce que la voix des femmes soit leur meilleur atout business !»

Elena Hurstel est une serial entrepreneure, actuellement expatriée en Italie. Après s’être lancée comme coach vocal pour les particuliers, à l’âge de 19 ans et avoir créée une association pour rendre accessible le chant sur Strasbourg en 2013, elle décide de mettre son expertise au service des entrepreneures. Car oui, la voix est un outil marketing et commercial insoupçonné. Grâce à ses accompagnements, Elena permet aux cheffes d’entreprise de faire de leur voix, un véritable atout.

  1. Elena, tu es coach vocal pour les entrepreneures. Peux-tu m’expliquer en quoi consiste ton métier ?

Ça consiste, tout simplement, à donner confiance dans la communication orale des entrepreneures (sourire) ! Une façon pour moi de les aider à aimer leur voix et d’être plus impactantes. C’est une façon aussi, de les aider à leur donner une direction de discours, de communiquer avec émotions, de les démarquer des autres… Les aider finalement, à travailler leur voix et à en faire un outil pratique du quotidien.

2- Donc en fait, la voix est un potentiel marketing non négligeable pour les entrepreneures ?

Tout à fait (sourire)! Et au-delà de ce potentiel marketing, je vois vraiment que c’est un axe de développement que les entrepreneures pensent rarement à travailler. Pourtant, il faut faire un focus dessus. La voix a un pouvoir insoupçonné qui peut avoir un impact positif sur leur business et leur permettre de faire changer les choses. Grâce à leur voix, les entrepreneures peuvent faire la différence. C’est un vrai potentiel inexploité !

3- C’est un pouvoir que peu de personnes soupçonnent au final. À ton avis, pourquoi personne n’en parle ou du moins, que peu de personnes en usent ?

Je pense simplement que les gens partent avec l’idée reçue, qu’ils ne peuvent pas travailler leur voix. Communément, il y a une certaine acceptation globale de la voix. Comme si c’était une normalité et une fatalité à la fois. Attention, cela ne veut pas dire pour autant que personne ne prête attention à sa locution ou à son flux de parole ! Il y en a (sourire). Mais là, il s’agit d’un autre travail. D’un travail plus profond : la couleur de la voix, les émotions qui lui sont liés, l’identité à laquelle la voix est rattachée. Il y a énormément de choses qui sont en réalité, reliées à la voix et dont on ne soupçonne même pas l’existence.

Aujourd’hui, les entrepreneures prennent le temps de travailler leur branding et leur image visuelle. Elles ont compris l’intérêt de ce point de communication mais pour autant, elles ne prennent pas le temps de travailler leur image auditive. Pourtant avec la voix, on passe de nombreux messages ! Les entrepreneures n’ont pas conscience de la trace sonore et de la signature vocale qu’on peut laisser à son auditoire. Elles n’ont pas conscience que c’est quelque chose qui se travaille. C’est en somme, tout aussi important que l’image visuelle délivrée aux clients.

Du coup, comment fais-tu travailler la voix à une entrepreneure ?

Le travail de la voix, selon moi, passe par plusieurs voies (rires).

La première, celle que j’adore travailler avec les entrepreneures, est la notion de développement personnel par la voix. C’est-à-dire, le fait de se reconnecter à soi-même, de reprendre confiance en soi par la voix. Il est important de comprendre que nos émotions négatives sont matérialisées par la voix. Donc, il est important d’aller les déverrouiller grâce à des exercices de voix. Je précise de voix, car je ne suis pas coach ou thérapeute en développement personnel (sourire).

La seconde, est le travail de la technique vocale pure. C’est une étape qui se fait avec des exercices précis, souvent tiré du monde du chant.

Enfin, la troisième voie est le travail de mise en contexte. A savoir l’objectif final de ma cliente. Cela peut être une préparation pour une présentation, un podcast, un discours etc….

Ici l’objectif est de donner une direction vocale, une intention, une émotion ou une couleur à la voix.

4- N’es-tu pas précurseuse dans ton domaine ?

J’ai envie de dire oui mais, sans aucune prétention (sourire) ! Si ça se trouve, ce n’est pas le cas. Si ça se trouve, j’ai des collègues qui font la même chose que moi à l’autre bout de la France ou de la planète.

En tout cas, dans mon environnement, je ne me suis calquée sur personne d’autre que sur mes propres constats et retours de mes amis entrepreneurs. J’ai créé quelque chose qui me semble juste et utile où je mets mon expertise, au service d’un public que j’ai envie d’aider. C’est comme ça que j’ai monté « de toutes pièces » ma méthodologie qui, du coup, est à l’épreuve depuis quelques mois. Et elle a de très bons résultats (sourire) ! Donc précurseuse je ne sais pas mais, persuadée que c’est une manière de faire qui gagne à être connue, ça oui ! Surtout par les entrepreneures ! Il faut vraiment qu’elles prennent conscience que la voix est un véritable atout qui sommeille en chacune d’entre elles. Notamment, pour faire la différence sur leur marché et auprès de leurs clients.

5- Si tu avais un conseil à donner à des femmes qui entreprennent, que leur dirais-tu ?

D’être authentiques : mais pour cela, il faut qu’elles apprennent à se connaître vraiment. Il faut qu’elles sachent qui elles sont vraiment et comment elles veulent communiquer leurs messages. Aujourd’hui, nous savons très bien que la meilleure manière de vendre, c’est d’être authentique, de parler avec honnêteté et véracité. Connaitre ses points forts et ses points faibles permet de parler de façon inspirante, sans pour autant jouer un rôle. Ça aide à développer les business.

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