Ariane et Sandie de NewBetter : « Croire en soi et en l’autre est une clé fondamentale du changement ! »

Ariane et Sandie sont toutes les deux coaches certifiées. Elles ont fondé NewBetter, une entreprise d’accompagnement pour les personnes en quête de sens professionnel. Fortes de leur expérience de vie, elles proposent à leurs clients une méthode inédite pour accéder au changement : la méthode NewBetter.

1- Ariane et Sandie, vous avez décidé de créer NewBetter, une activité de coaching pour les personnes en quête de sens dans leur travail. Pourquoi ce sujet précisément ?

Sandie : Tout simplement parce que ça été notre histoire. Ce sont des moments de vie que nous avons vécus toutes les deux, en tant que salariées. Bien que notre proposition ne s’adresse pas qu’à des salariés mais bel et bien, à toutes les personnes en quête de sens dans leur vie professionnelle (sourire).
Pour ma part, je me suis retrouvée dans un métier qui ne faisait plus sens pour moi. Je ne m’y retrouvais plus. Je n’étais plus moi-même. C’était comme si j’avais endossé un rôle… J’avais pourtant réussi ma vie et ma carrière mais au final, la vie qui me faisait vibrer je ne l’avais pas. Ce qui m’a valu une grosse perte de sens

Pour m’en sortir, j’ai dû trouver des outils, je me suis faite accompagner et je me suis formée. Et puisque j’avais les outils, l’expérience, l’apprentissage, je me suis dit que je pouvais proposer aux autres une solution.

Ariane : Il est vrai que nous avons eu toutes les deux, le même parcours (sourire). C’est d’ailleurs, un trait commun avec les personnes que nous accompagnons. Ces personnes ont suivi un parcours prédéfini qui les a emmené vers leur vie réussie. Elle est le résultat de leurs décisions. De la volonté de ne pas décevoir les attentes de leur famille et de l'entreprise pour laquelle ils travaillent. Sauf qu’aujourd’hui, ils se retrouvent face à une réalité : qui suis-je dans tout ça ?

NewBetter, c’est donc notre force ! Nous savons ce qu’ils traversent. Nous proposons une solution : faire en sorte qu’ils se questionnent sur eux-mêmes, dans les meilleures conditions possibles. On les aide à croire en eux, leur potentiel et leur futur idéal. On est là pour les guider et les faire changer de perspective. C’est une histoire qui va au-delà même de la résonance. C’est une réalité possible.

2-  Donc en fait, votre rôle est d’aider les individus à oser ? À croire en eux ?

S : Oui (sourire) ! Souvent, on a tendance à remarquer ce que l’on n’a pas avant même de regarder ce que l’on a. C’est naturel ! Avec NewBetter, nous leur proposons d’observer ce qu’ils ont, leurs capacités, leurs talents, potentiels et la façon dont ils raisonnent. On leur apprend à se poser les bonnes questions et à gérer leur cerveau et leurs émotions pour aller de l’avant. Nous travaillons sur un trio fort : l’émotion, la pensée et le comportement.

A: Ce qui est assez drôle, c’est de voir comment nos clients se voient. Ils prennent conscience de qui ils sont et de qui ils veulent être. Ils nous affirment: “Je suis moi !”. Ils deviennent alors, le changement qu’ils veulent voir dans le monde. À cette étape, l’idée n’est plus de changer leur environnement mais d’être le changement. Pour cela, ils travaillent à poser des limites sur ce qu’ils veulent faire et ce qu’ils aiment faire. Et cela, en toute sérénité. 

3- C’est là, le sens même de votre nom de marque « New »-« Better » et de votre parcours. Comment faites-vous pour aider les personnes qui font appel à vous ?

A : Je dirais que c’est un travail qui se fait à deux. Un rapport collaboratif entre la personne et nous. Nous, nous ne sommes que le reflet de sa réflexion. Par nos questions, nous essayons de lui faire prendre du recul sur lui-même, sur son environnement et ses relations avec les autres. Ce questionnement va lui permettre, avec la PNL, le coaching et l’hypnose, et d’autres outils des sciences humaines de changer de perception. 

Ceci, en se basant sur l’émotion première qui le guide. L’émotion créée l’intention. L’intention est la source du raisonnement. Et le raisonnement devient le comportement. Nous changeons donc, la perception pour quelque chose de mieux sur laquelle le client peut construire du positif.

S : Tout à fait (sourire) ! Pour nous, il y a deux points importants : l’Être et le Faire. Et il y a un ordre à respecter. Lorsque l’on est en quête de sens, notre réflexe est de vouloir en sortir par des actions. Malheureusement avec cette pensée, on cherche plus à faire qu’à être et on tourne en rond à cause de fausses solutions. 

Or chez NewBetter, le Faire et l’Être sont indissociables. On commence toujours par l’être pour aller vers le faire. Ce que l’on propose d'ailleurs, n'est pas basé que sur du coaching. L’accompagnement est aussi basé sur des techniques qui débloquent des conditionnements passés (entre autres par la PNL, le Faster Tapping) et du questionnement sur soi pour, dans une seconde phase, se concentrer sur la mise en action. C’est comme ça qu’ils réussiront à avoir une expérience de vie différente et à se voir différemment. Le tout, de façon naturelle.

Est-ce pour aller encore plus loin, que vous allez sortir un programme complet sur 6 mois ?

S : Effectivement (sourire) ! On a créé un programme de 6 mois où l’on va travailler avec les coachés sur la problématique du manque de sens dans la vie professionnelle. En passant, bien sûr, par plusieurs étapes. Notre rôle ici, est de les accompagner à construire des choses plus aidantes pour eux. La méthode NewBetter aide à avancer, à être dans le faire, dans le concret, à la fois en accompagnement individuel et en groupe.

A : Quand on dit concret, ça peut-être d’évoluer dans la même entreprise ou de rester au même poste mais tout en sachant poser des limites. Cela peut également permettre d’entamer une transition professionnelle ou créer sa propre entreprise. Ce qui nous différencie des autres accompagnements proposés actuellement, c’est que l’on travaille sur l’être et le faire, là où d’autres se concentrent principalement sur l’un ou l’autre.

Comment en êtes-vous arrivées à ce cheminement de pensée ?

A : Simplement en écoutant nos clients. En regardant leur demande. Je me suis rendue compte, pour ma part, qu’on pouvait travailler sur l’être avec mes clients et revenir quelques mois après, sur le faire. Il y avait donc un manque. 

Ensuite, nous avons analysé les offres du marché : le coaching repose sur la définition d’un objectif que nos clients veulent atteindre; sa limite, de partir d’aujourd’hui pour aller vers demain. On s’est dit qu’il fallait que nous allions plus loin dans le fondement de l’être et du faire. Les autres techniques des sciences humaines nous permettent de visiter leur passé pour comprendre et les libérer des blocages et des conditionnements d'aujourd'hui.

En vrai, il peut y avoir des blocages à n’importe quel moment : de la définition de ce qu’ils veulent faire à leur mise en action. L’idée de garder nos coachés sur 6 mois, nous permet de mieux les accompagner à travers leurs avancées et leurs blocages. Au final, la méthode NewBetter c’est à la fois du coaching, de la formation, du mentorat, des outils et des techniques simples et efficaces avec lesquelles nos clients repartiront.

S : Ceci, toujours dans l’optique de les faire devenir autonomes et responsables pour être capables plus tard, de rebondir face à tout autre changement. C’est clairement vers ça que l’on veut les emmener, aujourd’hui.

4- A votre avis, qu’est-ce qui fait que les salariés, les individus aient besoin de ce sens dans leur vie professionnelle ? Qu’est-ce qui fait que l’on soit en perte de sens comme ça ?

A : J’ai plusieurs théories là-dessus (rires) 

Le fait que nous soyons là à répondre à des attentes de vie depuis notre enfance, avec la peur d’être rejeté, n’aide en rien. 

Le deuxième point, je pense, c’est que la globalisation de la force de travail n’arrange rien. On est en train de séquencer tout le travail. En le séquençant, les entreprises calculent le temps de travail et regardent ensuite, où il est le moins cher. Pour les séquences qui ne sont donc pas spécialisées, les travailleurs sont renvoyés pour embaucher en Asie ou Amérique latine. Et il y a aussi des pans entiers de l’économie qui disparaissent. 

Ce qui fait que, sur le marché du travail, les salariés se sentent comme des numéros parmi tant d’autres. Ils sont difficilement en contact avec la vision de l’entreprise. Ils ont une incertitude de l’avenir présente. Il y a une perte de confiance envers le système. C’est une des raisons qui me fait dire que les gens sont en quête de sens. Les êtres humains ont besoin de reconnaissance, de sentir que le système à confiance en eux.

S : Il y a aussi toute la période de la Covid qui joue beaucoup. Suite à cette pandémie, revenir à la normale n’est plus possible. Le télétravail a permis de goûter à autre chose aussi. Cela crée des dissonances. Cela fait beaucoup réfléchir les gens sur leur métier, sur le sens de celui-ci, sur leurs besoins personnels aussi. C’est tout un paradigme qui se met en place et qui fait que les gens se posent des questions sur leur devenir. Et le constat malheureusement, pour certaines personnes, peut être douloureux. C’est une problématique sociétale qui s’est accélérée avec la pandémie.

5- Si vous aviez un conseil à donner à de jeunes femmes qui souhaiteraient se lancer dans la création d’entreprise, que leur diriez-vous ?

A/S : De croire en elles et que tout est possible.

S : C’est tout à fait possible ! On ne se rend vraiment pas compte de nos potentiels cachés. On ne se rend pas compte de ce que l’on peut faire, en réalité. C’est vrai que lorsque l’on est dans une période de réflexion, on a tendance à se renfermer sur soi par peur de ne pas être compris par son entourage ou par ses amis. Sauf qu’en fait, on a un immense privilège de pouvoir se connecter avec des personnes qui ont déjà traversé ce qu’on traverse. Il ne faut donc pas hésiter.

A : Croire en soi est très important. Les femmes, nous avons tant à apporter au monde. On vit dans une culture patriarcale dans laquelle nous étions relayées à des fonctions de second ordre. Or je suis intimement persuadée que nous pouvons réussir. Si une femme veut se lancer dans l’entrepreneuriat, je lui dirais de foncer. Je lui dirais d’avoir un impact et d’être reconnue. Il faut croire en soi.

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