Ninie Life Coach, une solution pour les femmes victimes de violence éducatives
Photo© Ninie Life Coach

Ninie : «Ninie Life coach, c’est le sujet de ma vie !»

Ninie est une coach en développement personnel, spécialisée dans les violences éducatives. Son travail ? Aider à la reconstruction des femmes victimes de violences éducatives. Pour Ninie, il était urgent d’apporter une solution à des adultes démunies et seules. Une aide précieuse et bienveillante. Ninie Life Coach, c'est tout le sujet de sa vie.

  1. Ninie, si je te dis : « Je comprends mieux que quiconque la situation », qu’est-ce que tu peux me dire là-dessus ?

C’est une phrase que je pourrai employer dans mon quotidien (sourire) ! Elle signifie, tout simplement, que je sais ce que mes interlocutrices ont traversé. Je sais de quoi elles parlent, ce qu’elles ont vécu, ce qu’elles peuvent ressentir… Je connais leurs doutes, leurs efforts pour remonter la pente.

Moi-même, j’ai vécu une situation difficile qui a eu des impacts forts et désastreux sur mon mental. Malgré cela, j’ai vraiment eu à cœur de m’en sortir. Ne serait-ce que pour mon propre épanouissement personnel. Je voulais être – enfin !- bien dans ma vie. Cela m’a demandé énormément de travail, de recherches, beaucoup de temps et de persévérance. À mon sens, c’est le chemin de toute une vie !

C’est pour cela que j’ai voulu créer Ninie Life Coach. Pour aider! Je connais ces situations mieux que personne. Mieux que d’autres praticiens, d’ailleurs. J’en ai donc fait mon expertise : aider les femmes victimes de violences éducatives à se reconstruire. On peut dire que c’est le sujet de ma vie au final (sourire).

2- Donc tu as créé Ninie Life coach, principalement pour aider les femmes à traverser ces périodes douloureuses de leur vie ?

Effectivement, mon but est de les aider à voir leur vie sous un nouveau spectre. En commençant, par le regard qu’elles se portent à elles-mêmes. Il ne faut pas oublier que les violences éducatives peuvent être physiques comme morales. Il est important qu’elles abordent un spectre nouveau donc, qui ne dépend plus de l’éducation qu’elles ont reçue et vécue mais bien d’elles.

Avec mon passé, il était normal que je me focalise sur les femmes. Attention, cela ne veut pas dire que je rejette les hommes. Eux aussi, vivent parfois des situations violentes. Mais j’étais plus en phase et alignée avec moi-même en apportant mon aide aux femmes.

Et pourquoi les adultes et non pas les enfants ?

Si je travaille qu’avec des adultes aujourd’hui, c’est tout simplement pour des questions de connaissance de soi. J’ai travaillé sur moi à l’âge adulte. J’entends par-là, après l’âge de développement du cerveau humain. À cette période, les séquelles sont très ancrées et difficiles à inverser. Ça me paraissait donc logique de proposer mon aide, sur une partie de vie que je connaissais bien et dont j’ai fait l’expérience.

3- Est-ce que tu dirais que Ninie Life Coach, c’est la solution qu’il te manquait à l’époque de ta reconstruction ?

Oui, c’est exactement ça (sourire) ! À l’époque de ma reconstruction, je trouvais qu’il y avait réellement un manque. Et ce, même si j’avais été suivie psychologiquement. J’avais cette impression que le lien entre mon éducation et ma vie d’adulte n’était pas fait.

Ensuite, je trouvais que les focus étaient toujours sur les enfants : l’éducation bienveillante, le respect et l’amour inconditionnel… Or, il existe des adultes qui n’ont pas pu se reconstruire et qui continuent de reproduire le même schéma. Et ce, malgré eux. Ces « victimes » de l’éducation violente n’ont pas de proposition d’aide. Ne serait-ce que pour changer leurs perceptions des choses. Ce qui est dommage car plus vous changez un adulte pour avoir des rapports sains avec autrui, plus il aura des rapports sains avec ses enfants. Mais pour ça, il faut commencer par l’aider à se sentir bien lui-même.

4- Finalement le choix de « Life » dans ton nom de marque prend tout son sens, ici ? Il est très révélateur. Est-ce qu’il ne serait pas le mot “totem » de ton entreprise ?

En vérité, le branding se joue à la fois sur le surnom “Ninie » et le mot « life » (sourire). J’ai tenu à mettre mon surnom car il a pour moi, du sens : la renaissance. Mon prénom était utilisé par mon parent maltraitant. Je n’avais donc pas envie de l’utiliser. Il fait partie du passé. Ninie est la personne qui s’en est sortie. C’est une liberté d’être. Ce surnom exprime alors ici, le renouveau. L’évolution. Ce qui est aussi, l’image du mot “life”.

Cela donne ainsi, toute la perspective de mes coachings : aider les femmes à se reconstruire, à se reconstruire une vie qu’elles méritent.

5- Quel conseil donnerais-tu à des entrepreneures ?

D’avoir confiance en elles : si ce sont des femmes violentées, qu’elles arrivent à prendre le chemin de l’entrepreneuriat c’est plus que très bien. Ce n’est pas facile, lorsque l’on connait des situations de violence, d’arriver à un niveau social aussi élevé. Il faut avoir confiance en soi. En tant que femme, je dirais la même chose. Nous vivons avec une éducation encore très genrée. Ce n’est donc pas évident pour nous, de nous défaire de nos carcans pour aller de l’avant. Il est important qu’elles prennent conscience de leurs potentiels, qu’elles osent et s’assument en tant que femmes et entrepreneures. À mon sens, la confiance en soi ça a du bon : que ce soit pour le business ou pour soi-même.

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